Les confidences du jeune talent à suivre : Robin Muhr !

 

ROBIN MUHR, retenez ce nom si vous ne l’avez pas encore entendu.
En effet, après avoir défendu les couleurs de la France en septembre dernier à Samorins lors de la Coupe des Nations CSIO3*, le jeune cavalier âgé de seulement 22 ans participait à son premier CSI 5* lors du Salon du Cheval d’EquitaLyon.
Equestrian News a donc décidé d’aller à la rencontre de ce talent originaire d’Aix-en-Provence, afin de revenir sur une année riche en émotions et résultats.

Robin, peux-tu m’expliquer ton parcours jusqu’ici ? 

J’ai commencé à monter vers 10/11 ans puis rapidement, j’ai débuté les compétitions à poney. J’ai d’ailleurs participé aux Championnats de France & Championnats d’Europe Poneys. Et à 16 ans (l’âge maximum), je suis passé à cheval pour faire les « juniors », ensuite j’ai enchaîné avec les « jeunes cavaliers » puis les « seniors ».

As-tu suivi un parcours scolaire classique ? 

Tout à fait ! J’ai passé un BAC général puis j’ai suivi un an d’études supérieures afin de devenir entraîneur.

Peux-tu me parler de ton écurie et son organisation ? 

A vrai dire, ce n’est pas exactement mon écurie mais celle de mes parents. Nous sommes situés à Aix en Provence et nous avons une soixantaine de chevaux. C’est une structure que l’on pourrait qualifiée de très familiale car mes parents gèrent les coaching et l’organisation pendant que ma sœur Tressy et moi-même travaillons les chevaux.

Sur la soixantaine de chevaux chez vous, combien vous appartiennent ?

Une dizaine, le reste ce sont des chevaux de propriétaires.

Avec qui t’entraînes-tu au quotidien ?

Aux écuries, je travaille principalement seul même si mon père garde toujours un œil sur ce que je fais.
Sur les concours, avec les autres cavaliers de la région, nous nous entraidons.

Est-ce que tes parents montent toujours à cheval ?

Non, mais mon père se concentre beaucoup sur le coaching.


Debriefing avec Philippe Guerdat – EquitaLyon 2017

A EquitaLyon il y a quelques semaines, tu participais à ton premier CSI 5*. Tu as d’ailleurs été classé 5ème sur deux épreuves à 1m50 aux côtés des plus grands. T’attendais-tu à un tel résultat ?

Pas vraiment même si j’avais l’envie de faire de mon mieux ! A vrai dire, avec les chevaux on ne sait jamais comment cela va se passer donc je suis très fier de mes résultats.

Quels ont été les conseils de Philippe Guerdat, qui était présent à toutes tes sorties de piste ?

Il m’a félicité et encouragé. Il ne me connaissait pas beaucoup mais il a essayé de m’aider au mieux. C’était très sympa de sa part !

As-tu suivi un entrainement particulier avant une grosse échéance comme EquitaLyon ?

Pas vraiment. Avec Unforgettable Damvil des Ilslot, le cheval avec lequel j’étais engagé sur le 5* à Lyon, nous étions à Montpellier la semaine d’avant sur le CSI 3* en indoor. A mon avis, cela nous a bien préparé.

Début Septembre tu représentais la France lors du CSIO 3* de Samorins aux côtés de Romain Lavigne, Romain Potin et Max Thirouin. Malheureusement les résultats n’ont pas été au rendez-vous, qu’as-tu tiré de cette expérience ?

Malgré l’absence de classements par équipe, lorsque je regarde mes parcours, ils n’étaient pas mauvais, bien au contraire. Dans l’épreuve Coupe des Nations je suis d’ailleurs sans faute puis 4 points. Unforgettable a d’ailleurs très bien sauté ! Mais sur une Coupe des Nations, chaque erreur coute très chère et malheureusement nous avons eu des petites fautes qui nous ont eloigné du podium.

Qu’as tu tiré de cette expérience en Coupe des Nations ?

J’ai vraiment adoré ! Le concours était très bien organisé et je pense que cela a été bénéfique autant pour moi, que pour Unforgettable.

En parlant d’Unforgettable, après EquitaLyon il a été récupéré par son propriétaire Olivier Sadran pour sa fille Jeanne. Dans une autre interview, tu disais que c’était le contrat depuis le début, mais n’es-tu pas un peu déçu ? 

Bien-sûr, j’ai une partie de moi qui reste déçue car j’arrivais à un bon niveau avec ce cheval et nous avions une très bonne entente. Mais dès le départ, je savais pourquoi je faisais tout ça et c’est mon métier. Maintenant mon but est d’essayer de former d’autres chevaux afin qu’ils prennent la suite.

Le très démonstratif Unforgettable – EquitaLyon 2017

Sais-tu quels chevaux vont reprendre le flambeau ?

Tout à fait ! J’ai trois autres chevaux : deux 8 ans et une 9 ans qui montrent un très bon potentiel après je ne sais pas encore s’ils ont les mêmes capacités qu’Unforgerttable. L’avenir nous le dira. Mais je compte beaucoup sur Vino Z, un 8 ans qui m’appartient et avec lequel j’ai déjà parcouru un Grand Prix à 1m60 à Valence. J’espère pouvoir compter sur lui !

As-tu d’autres cracks en préparation ? 

Absolument, j’ai quelques jeunes que je suis en train de préparer sérieusement.

Quels sont tes prochains rendez-vous pour la fin de saison ?

Pour tout vous dire, j’ai terminé ma saison à EquitaLyon. En effet, mes chevaux ont bien tourné cette année, et je veux leur offrir un peu de repos.

Qu’as-tu prévu cet hiver ?

Continuer l’apprentissage avec mes jeunes chevaux et entretenir les plus vieux afin de me préparer au mieux à la saison 2018 !

Quels sont tes objectifs en 2018 ? 

J’aimerais continuer à progresser même si le plus important pour moi est de rester à l’écoute de mes chevaux. C’est très important car on ne sait jamais comment ils vont réagir, ce qu’ils vont faire et surtout à quelle vitesse ils vont progresser. Alors je ne veux pas bruler des étapes et je reste patient.

Ta sœur Tressy âgée de seulement 20 ans cumule les belles performances.
Est-ce que vous travaillez ensemble au quotidien ? 

Il nous arrive de travailler ensemble mais aussi chacun de notre côté.

N’as-tu pas peur de la compétition entre vous ?  

Non, pas du tout ! Au contraire, nous nous sommes déjà retrouvés sur les mêmes épreuves et cela nous a tiré vers le haut. C’était très motivant.

Passons à quelques questions plus personnelles :
Comment as-tu découvert l’equitation ?

Grâce à mes parents qui avait un club.

Pourtant tu as commencé très tard, non ?

Exact. Je dois avouer que je n’aimais pas trop ça au début, puis un jour pour faire plaisir à mes parents j’ai monté et je me suis pris au jeu.

Cite moi un cavalier qui t’inspire en ce moment ?

Roger-Yves Bost, car j’aime le rapport qu’il a avec ses chevaux, sa régularité et son côté atypique. Même si, pour moi, tous ont quelque chose à nous apprendre.

Le cheval qui te fait le plus rêver ?

Sans hésitation Big Star, le cheval de Nick Skelton. Il était tout simplement incroyable !

Si tu n’étais pas cavalier, que ferais-tu ?

Plus jeune, j’aimais beaucoup la moto et le vélo alors un métier dans le sport, c’est certain.

 

Propos recueillis le Lundi 20 Novembre par Marine Piquet pour Equestrian News. 

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