Objectif Tryon 2018 – Une journée chez les dresseurs français !

Alors que les cavaliers d’obstacles continuent de concourir aux quatre coins du monde, ceux de complet et de dressage, eux, peaufinent leur travail en cette trêve hivernale. Ces derniers avaient rendez vous au Pôle Européen du cheval, au Mans, pour quelques jours de stage avec l’entraîneur Jan Bemelmans, l’ensemble du staff, ainsi que des intervenants extérieurs. Nous sommes allés à leur rencontre, ce mercredi matin, pour vous raconter leur journée de travail.

Cette journée de rencontre s’inscrit dans le travail de la fédération mis en route en vu de médiatiser le chemin vers les JEM de Tryon en Caroline du Nord, qui auront lieux mi septembre, et où les équipes de France essayeront de décrocher médailles, titres et qualifications pour les prochains jeux olympique de Tokyo (2020).

Les équipes de dressage françaises sont souvent les moins médiatisés des équipes olympiques, mais ce groupe sympathique nous aura très certainement fait passé une belle journée, entre leçons techniques et fous rires, à l’instar de Marie-Emilie Bretenoux, qui a profité de la journée pour peaufiner ses interviews vidéos.

Les cavaliers se sont donc enchaînés, chacun à tour de rôle, devant le regard aiguisé de leur entraineur, pendant toute la journée, à l’exception de Karen Tebar, venue de chez elle en Allemagne, et qui avait choisit d’épargner les dix-sept heures de route à ses deux chevaux, récemment remits de blessures, et de Marie-Emilie Bretenoux, dont le beau Quartz of Jazz souffrait d’un petit inconfort au niveau de la selle.

Nous avons pu discuter avec ces deux cavalières, afin de connaitre un peu plus leurs impressions sur cette équipe de France et sur leurs objectifs.

Equestrian News- Cela fait longtemps que vous faîtes partie de l’équipe de France avec notamment deux Jeux Olympiques, plusieurs Jeux Mondiaux et Championnats d’Europe, Que pensez-vous de cette équipe et de ces objectifs qui vous attendent ?

Karen Tebar- Je pense que cette année il y a un grand choix de très bons couples, il y a une vraie compétition, ce qui est bien puisque ça nous pousse à évoluer, à faire mieux. Depuis quelques années on est une grande équipe et on s’entend bien, cela me fait très plaisir.

EN- D’ailleurs, Marie-Emilie vous vous êtes arrivée plus récemment dans cette équipe de France. Comment s’est passé votre entrée?

Marie-Emilie Bretenoux- Premièrement j’aimerais souligner que je suis très heureuse d’être conviée à ce stage d’hiver puisque ces deux dernières années j’avais été intégrée au groupe très tardivement. Le fait d’être intégrée en debut d’année permet de créer des liens et de nous donner une certaine légitimité, ce qui fait que si j’ai la chance de partir à Tryon, il y aura entre nous une réelle cohésion, c’est vraiment très important je trouve.

EN- Comment êtes vous arrivée dans le dressage?

Marie-Emilie – Mon père était cavalier, un peu d’obstacle et de dressage, et enfant j’étais assez casse-cou, donc il m’a vite orienté vers le dressage pour que ce soit moins dangereux. J’ai fait un premier championnat de France niveau D, où j’ai terminée seconde. En rentrant, on m’a prêté un cheval d’école, et rapidement ma grand mère m’a offert Fantomas, le cheval de ma vie, avec qui j’ai gravit les échelons sur le circuit jeune jusqu’aux championnats d’Europe.

EN- A votre avis, quels vont être les cavaliers à suivre dans le futur Karen ?

Karen – C’est difficile pour moi de dire ça, mais ce qui est sûr c’est qu’il y a Isabell Werth qui est une cavalière extrêmement expérimentée mais toujours aussi passionnée. Cette année, il va aussi falloir compter sur Sönke Rothenberger, avec son cheval Cosmo. Si tout ce passe bien pour lui, à mon avis, il va être au top.

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EN- Comment voyez vous votre futur, idéalement?

Marie-Emilie – Mon rêve serait de participer aux championnats du monde, et puis aux jeux olympiques, donc on va mettre tout en œuvre pour pouvoir en arriver là.

EN- Quel conseil donneriez vous à des jeunes cavaliers qui voudraient atteindre le haut niveau?

Karen – Pour ma part, arriver jusque là demande évidemment de la technique. Il faut travailler, mais, à mon avis, le plus important c’est de garder la joie que nous apporte le travail avec les chevaux. C’est ce qui me passionne et ce qui rend l’entrainement quotidien facile pour moi.

Encore un grand merci à la fédération pour cette invitation et à toutes les personnes présentes d’avoir partagé cette journée avec nous.

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