Le Cheval Massa – Interview

Histoire, recette et succès

Amis cavaliers, de dressage plus particulièrement, vous avez sûrement déjà entendu autour de vous la description du parfait cheval de dressage. Peut-être est-ce même vous que nous avons surpris, la semaine dernière autour d’un verre, évoquer ce mouton à cinq pattes : « Je l’imagine grand, avec de la force, de la souplesse et beaucoup d’action, mais capable aussi de se rassembler… Avec du sang, mais gentil et volontaire dans le travail ! Un peu comme un mélange réussi entre Virtuoso, le Lusi’ de Manon, et Donovan, l’Hanovrien de Mathieu. »

« C’est beau de rêver ! On lui rajoute une corne et des ailes ? » s’empressent de répliquer les témoins de la scène. Car oui, vous venez de décrire une créature presque mythologique tant elle incarne le rêve de tout cavalier de dressage. Utopie ? Animal fantastique ? Chez Massa, on a de quoi clouer le bec des rabats-joie.

Ce cheval parfait, Massa l’a construit, crée, sur des bases génétiques solides. Le cheval Massa, c’est la chimère née d’un savant mélange entre Lusitaniens et sang Allemand, Hollandais. Mental équilibré et qualités physiques, bienvenue au « paradis ».

L’élevage de Massa, c’est une réelle entreprise réunissant 450 chevaux d’élevage et de sport à Saint-Martin-de-Crau (région PACA) et plusieurs autres sites. Sylvain Massa fonde l’élevage il y a 35 ans avec l’idée de produire des chevaux lusitaniens capables de concurrencer les meilleurs chevaux de dressage mondiaux. Depuis les années 2000, avec la création du Studbook du Lusitano Sport, cette démarche se traduit par l’apport de sang germanique à la race lusitanienne. Anne Sophie, la compagne de Sylvain Massa, supervise les activités de l’élevage, et le couple travaille en étroite collaboration avec le trio de la famille Serre (Anne-Sophie, Arnaud et leur fille Mathilde) ainsi qu’avec Renaud Ramadier pour ce qui concerne la valorisation en compétition des chevaux. Une solide équipe maison permet en outre à l’élevage de faire naître autour de 80 poulains par an. Anne-Sophie et Sylvain Massa ont accepté de répondre à nos questions, détaillant l’esprit qui oriente la sélection et de gestion de leurs chevaux.

Sylvain Massa commence l’explication de sa démarche par rappeler le fondamental, livrant alors un discours passionnant et objectif sur la nature du cheval lusitanien qu’il s’est attaché à moderniser, s’appuyant sur de solides recherches génétiques. Après 40 ans de labeur, il affirme qu’aujourd’hui : « 40 % des chevaux qui naissent chez nous chaque année accèderont au haut-niveau ». Vertigineux ! Quelle est donc la recette de cet élevage qui semble avoir trouvé le dosage parfait, et qui continue année après année à améliorer le ratio de chevaux de haut-niveau parmi les produits ?

Arnaud Serre & James Bond de Massa
© Equestrian News/Amélie Berthenet

« Si vous voulez, je me suis mis en tête de fabriquer le cheval de dressage moderne en essayant, par la sélection, de casser les caractéristiques du cheval ibérique ancien, sans perdre ses qualités. » Selon Sylvain Massa, le lusitanien de type ancien présente deux grands atouts, que la sélection effectuée devait absolument préserver. La première est sa bonne volonté sous la selle « C’est un cheval qui est aux ordres de son cavalier. Il a été façonné par son atavisme de plus de 3000 ans d’utilisation, en Espagne, comme cheval de guerre, de travail à la ferme, de promenade… Il est de fait très proche de l’Homme, a une faculté remarquable à accepter le travail, et est capable de repousser ses limites pour son cavalier. Au paroxysme de cette caractéristique, les chevaux de guerre, courageux au point de combattre au corps à corps… Ils ont la gagne, et ça, c’est une qualité indispensable au cheval de Grand Prix ». Le deuxième atout évident de lusitanien, c’est sa capacité à se rassembler : « C’est déjà ce qui expliquait leur popularité dans les plus beaux manèges, dès le XVIIIè siècle ! Des écuyers comme Pluvinel ont écrit très tôt sur leurs qualités physiques. Ce sont des chevaux extrêmement doués pour les airs relevés parce qu’il sont capables d’un fort abaissement des hanches, avec les postérieurs qui viennent vraiment sous la masse. »

Mais… « Le défaut fondamental de ce cheval là (ndlr : de type ancien), c’est qu’il ne se propulse pas. Quand vous le poussez en avant, il court derrière son poids, augmente sa cadence mais n’agrandit pas ses foulées… Ce qui fait qu’il n’est pas du tout adapté aux compétitions de dressage modernes ».

« C’est entouré d’un phytogénéticien et d’un zoogénéticien que j’ai travaillé à l’identification génétique des qualités ancestrales du cheval lusitanien, pour pouvoir les préserver et créer le cheval de dressage parfait.« 

Sylvain Massa
Arnaud Serre & Alquazar de Massa
© Equestrian News/Mathilde Vial

Alors, comment gommer ces défaut ? « Il a fallu rechercher, dans cette race qui a été extrêmement mouvementée par des apports de sang arabe et pur sang anglais au cours des siècles (notamment pour l’utilisation en tauromachie), des chevaux qui présentent bien les deux qualités fondamentales détaillées plus haut… Epaulées d’une troisième : la capacité à se propulser. L’apport de sang extérieur à la race est intervenu dans un second temps : on a cherché chez le cheval de sport, cette force dans l’arrière main. Le Warmblood est en fait, par essence, un cheval de course. Il a été façonné à l’époque de Napoléon à partir de pur sang anglais et de juments autochtones allemandes, hollandaises, yougoslaves, etc. Ce cheval a été conçu pour la charge, en temps de guerre : il était fait pour l’accélération, donc la propulsion. L’idée de Massa, ça a été de faire un mix entre le type ancien du Lusitanien et le Warmblood tout en conservant les caractères homozygotes (ndlr : qui se transmettent automatiquement à la progéniture) chez l’une et l’autre race, pour faire un cheval gentil, équilibré, compétitif, qui accepte les demandes de son cavalier et se propulse comme un cheval de course. »

Et d’un point de vue technique, « Il y a 30 ans, j’ai fait la rencontre d’un généticien qui m’a donné les moyens d’adopter une méthodologie scientifique pour mon processus de sélection. C’est entouré d’un phytogénéticien et d’un zoogénéticien que j’ai travaillé à l’identification génétique des qualités ancestrales du cheval lusitanien, pour pouvoir les préserver et créer le cheval de dressage parfait. La production de ce cheval de dressage idéal chez Massa ne doit pas être l’exception, mais la règle… » Voilà pourquoi l’appui de la génétique était indispensable à l’idée de Sylvain Massa !

« Notre objectif, et nous y parvenons, c’est de produire chaque année 40% de chevaux pouvant accéder au Haut Niveau. Cela passe par une sélection extrêmement rigoureuse des sujets, et une mise à l’écart de ceux qui ne correspondraient pas à 100% à ce que l’on recherche. C’est comme cela que l’on arrive à produire un cheval très au dessus du lot, au sein duquel cohabitent gentillesse et locomotion de qualité, capable de se mesurer aux chevaux allemands et hollandais… Ce à quoi nous sommes arrivés aujourd’hui : des chevaux qui rivalisent avec eux en allures et en beauté, mais avec une capacité au rassembler qui est nettement supérieure à la moyenne des chevaux modernes.« 

Vision schématique de la sélection, au cours du temps, du Lusitanien Massa
© Carla Vial

Sylvain ajoute : « Ce processus a représenté un investissement financier énorme depuis 40 ans. Depuis 2 ou 3 ans, avec l’arrivée de Sophie à la direction et la stabilisation de la qualité du cheptel, dont presque la moitié accède au Haut Niveau, on s’y retrouve juste financièrement. »

Le premier cheval de l’élevage qui a réussi à rivaliser avec les chevaux germaniques sur les terrains de dressage grâce à ce modèle, « c’est probablement Santurion de Massa… Un lusitanien pur ! Il a été acheté il y a 15 ans et a été monté par Daniel Pinto. Il a tourné à 74 – 75% en Grand Prix, c’était le meilleur cheval du Portugal ! »

Mais alors, est-ce que Massa aurait trouvé la formule magique ? Ou est-ce que parfois, même à force de perfectionnement génétique, les croisements sont décevant ? En fait, « la sélection permet vraiment d’orienter le type de cheval produit, mais on ne peut pas retirer l’aléa de la génétique ! Donc évidemment, cela peut arriver. Aujourd’hui, notre objectif, c’est une médaille au Jeux. Pour y arriver, il faut bien sûr produire beaucoup, car il ne faut pas oublier que la qualité intrinsèque seule n’est pas suffisante : la solidité du physique est également indispensable à l’accès des chevaux au Haut Niveau. Si les meilleurs chevaux mondiaux de dressage sont si chers, c’est aussi parce que le physique est un vrai facteur limitant… » Ce n’est pas tout, car on ne peut pas miser à 100% sur la génétique : « nous travaillons sur la qualité de le nourriture et du type d’herbage pour s’assurer de tendons et articulations forts ; c’est aussi grâce à ce travail que nos chevaux tiennent la distance. »

Arnaud Serre & Vistoso de Massa
© Equestrian News/Mathilde Vial

De tous ces champions, lequel est alors le plus prometteur ? À cette question délicate, Anne-Sophie répond que « c’est difficile parce qu’on ne peut pas vraiment comparer les jeunes chevaux à ceux ayant déjà intégré le circuit. Malgré tout, on peut dire que celle qui peut rapidement aller chercher de très beaux pourcentages en Grand Prix, c’est Actuelle de Massa, que monte Anne Sophie Serre. Elle est clairement en phase ascendante : plus elle sort, plus elle se cale et plus elle prend de points. Avec Anne Sophie, c’est un vrai duo de choc ! Je pense que ces deux là ont leur place au centre de la scène mondiale, et pourraient figurer au sein de sélections olympiques par exemple. »
Actuelle de Massa, récente Championne de France Pro Élite, représente en effet un des chevaux les plus prometteurs pour l’Équipe de France. Après sa victoire nationale, Anne-Sophie n’a cessé de vanter les qualités de cette jument : incroyablement volontaire et prête à tout donner pour son cavalier. Un équilibre mental qui s’allie à des qualités physiques indéniables… les notes parlent d’elles-mêmes.
Sylvain Massa s’en félicite : « Eh oui, c’est ça la sélection ! C’est le lusitanien qui donne ça ! Enfin, c’est à nuancer car le lusitanien est multiple, et son type actuel est très récent puisque son stud-book ne date que des années 1970. A la séparation des stud-books Lusitanien et Pure Race Espagnole, le lusitanien a conservé les caractéristiques du cheval ancien en raison de son utilisation pour la tauromachie au Portugal. En Espagne, en revanche, il était interdit de combattre à cheval : le Pure Race Espagnole a, de fait, évolué différemment dans son type. Coté français, depuis les guerres Napoléoniennes, on a beaucoup croisé les chevaux avec des pur sangs anglais et arabes, pour produire ces fameux chevaux de charge… Sauf que dans les années 1840, quand on a voulu refaire du dressage, on n’avait plus que des chevaux de course à monter ! Il suffit de regarder des images des chevaux de ces années là, comme ceux de l’écuyer François Baucher par exemple ; ils ne pourraient même pas prétendre au haut niveau aujourd’hui. »

Anne-Sophie Serre & Actuelle de Massa
© Equestrian News/Mathilde Vial

« Avec Anne Sophie Serre, c’est un vrai duo de choc ! Je pense que ces deux là ont leur place au centre de la scène mondiale, et pourraient figurer au sein de sélections olympiques par exemple. (…) Je crois qu’elle a croisé le regard d’Anne Sophie et qu’elles seront dit « On sera championnes ensemble. » « 

Anne-Sophie de la Gatinais

Mais en réalité, Actuelle n’était pas destinée à briller sur les carrés : « Elle était destinée à la reproduction, mais nous n’avons jamais réussi à la remplir… Alors on l’a débourée ! Anne Sophie Serre est passée par là et a eu un vrai coup de coeur pour la jument. C’est une histoire magnifique : cette jument là avait décidé qu’elle ne voulait pas être maman mais championne ! Je crois qu’elle a croisé le regard d’Anne Sophie et qu’elles seront dit « On sera championnes ensemble. » « 
Sylvain Massa ajoute une précision sur la génétique de cette merveilleuse jument : « Elle a un papier intéressant car du côté de la mère, ce sont des lignées de combat, et du coté du père, il y a un lusitanien qui avait fait beaucoup parler de lui à l’obstacle avec John Withaker : Novilhero MTV (12 ème aux Championnats du Monde de Saut d’obstacles, ndlr) ! »

Ce qui particularise encore plus l’élevage Massa, c’est qu’il est unique en France, où l’élevage de chevaux de dressage ne semble pas évoluer depuis plusieurs années. Le problème est en fait plus complexe selon Sylvain Massa : « Ce que je vais vous dire n’engage que moi mais je crois que c’est la réalité : la discipline du dressage, en France, n’a pas d’adeptes… On est des jumper ! Moi même, enfant, j’étais cavalier d’obstacles. On a bien eu quelques cavaliers de dressage compétitifs au niveau mondial, au début du XXè siècle… Mais on se rapprochait plus du cirque que du dressage tel qu’envisagé aujourd’hui. En fait, la France s’est orientée tôt vers le jumping, où elle a excellé. C’est le désintérêt de la nation pour la discipline du dressage qui la prive de dimension marketing, contrairement au saut d’obstacles. Or, pas de marketing, c’est pas de sponsors, donc pas de moyens, et pas de bons chevaux… En plus, les règles du jeu de la compétition de dressage moderne ont été façonnées par les allemands : les trots allongés coefficient 2, l’importance du pas… Ce sont des choses que ni le lusitanien ancien, ni le cheval français « post napoléonien » ne pouvaient faire correctement. On a donc pris du retard dès ce moment là. »
Qui est responsable de ce désintérêt ? En réalité, personne ne le sait vraiment : l’envergure du problème dépasse les acteurs individuels. « La fédé est positive, tout le monde est positif… Mais où sont les sponsors du dressage français ? Si vous allez aux ventes Élite en Hollande ou au Danemark, quels français investissent dans les tops chevaux de demain ? Actuellement, la seule différence avec les pays nordiques, c’est l’engouement. Tout est focalisé sur le jumping, rien pour le dressage, donc pas de retombées médiatiques. D’ailleurs, au sein de l’élevage, les demandes que nous recevons au sujet de nos meilleurs chevaux viennent souvent de l’étranger. Il faudrait commencer par là, et ce serait le début d’un cercle vertueux : plus d’investisseurs, donc de bons chevaux, donc des médailles, donc des retombées… Et plus d’investisseurs. »

Anne-Sophie Serre & Ultrablue de Massa
© Equestrian News/Marion Poisson

C’est peu de dire que Sylvain Massa a réussi un pari osé, peu d’acteurs du monde équestre ont cru en son projet de moderniser le cheval lusitanien lorsque l’élevage s’est monté. Et pourtant…
« Aujourd’hui, l’importance du piaffer, du passage, et de toutes les transitions, est capitale. Un cheval qui ne piaffe pas ne risque pas de sortir à 70%, alors qu’il y a 15 ans… Regardez Bonfire (Champion Olympique, ndlr) au piaffer, c’est édifiant ! Aujourd’hui, son piaffer serait noté à 5 ou 6. Ce qui change aussi ces dernières années, c’est que l’ont veut de plus en plus d’airs relevés, de spectacle, de grâce dans le dressage moderne. La présence du cheval ancien se renforce, de fait, sur le plateau mondial… Sans le vouloir, je me suis retrouvé à la mode ! Ceci dit, en race pure, le cheval ibérique n’est pas fait pour le dressage moderne. Aujourd’hui, il y en a 3% qui sortent du lot et peuvent rivaliser avec les autres ! D’ailleurs, la première équipe olympique de dressage du Portugal, berceau de la race, date de l’année 2000. » C’est indéniable, le lusitanien a une présence et une gestuelle qui n’ont rien à envier aux chevaux de l’Est. Un must-see de la culture équestre, à (re)visionner absolument : la Kür de Fuedo XII et Juan Manuel Munoz Diaz aux Jeux Equestres mondiaux de 2010, portés par la foule en délire… Frissons assurés. Sylvain Massa abonde en ce sens : « Moi, quand j’ai monté le Championnat du Monde des étalons en 2007, avec un ibérique, j’ai été sélectionné de justesse pour la Kür, pour finalement sortir 4ème de cette reprise ! Cela signifie que ces chevaux, qui se laissent bien dresser et s’expriment très bien dans les airs relevés, ont fait dire aux juges « C’est magnifique, on met les points ». Dans la foulée, j’ai monté la finale de la Coupe du Monde à Las Vegas où j’ai gagné une des épreuves : c’était la première fois qu’un ibérique figurait en si bonne place d’un classement FEI. J’étais le pionnier, le précurseur, un des seuls à y croire… Je peux vous dire que dans les années 80, j’étais un pauvre petit pingouin et que personne ne parlait du Lusitanien ! »

« Aujourd’hui, c’est bien différent. C’était un pari risqué. Quand j’ai commencé à faire des croisements, les allemands rigolaient ! On pensait que ça n’allait rien donner, éteindre les qualités de chaque courant de sang et faire des chevaux médiocres. »

Pour porter leurs produits d’exceptions jusqu’au plus haut niveau, Sylvain Massa et Anne-Sophie de La Gatinais peuvent compter sur le couple Serre et leur fille, Mathilde. « Nous collaborons avec eux depuis une dizaine d’années. Sylvain avait déjà travaillé avec Arnaud Serre pour présenter des chevaux en concours, puis, il y a 10 ans, on leur a confié Robinson de Massa pour qu’ils le valorisent, ce qui a été extrêmement bien fait ; une magnifique histoire, même si la fin fut bien triste. Ensuite, nous leur avons confié de plus en plus de chevaux. (…) Ils ont une trentaine de chevaux à nous au travail, pour la valorisation, la vente et la compétition. Nous dialoguons en permanence, ils nous livrent leur ressenti sur chaque cheval, et nous gérons ensemble les questions d’opportunité à trancher pour chacun d’entre eux : gestion, orientation et timing de leur carrière. »

Anne-Sophie Serre & Actuelle de Massa
© Equestrian News/Marion Poisson

« France Dressage et la FFE font beaucoup d’efforts pour moderniser et actualiser la filière dressage, ce qui est bien. Leur démarche est constructive ; on tend actuellement à mieux commercialiser les jeunes chevaux de dressage grâce à leur travail. Il y a un point que j’aimerais cependant souligner : quand vous faites le circuit des jeunes en Allemagne, c’est que vous êtes allemand ! Ce serait bien que ce soit la même chose en France. Même si les étrangers ne nous effraient pas !« 

Côté résultats, on a notamment vu deux chevaux de Massa aux Championnats d’Europe Dressage Juniors en aout dernier : Caporal de Massa sous la selle de Mathilde Juglaret et Bambino de Massa, présenté par Arthur Barthel. Caporal, 3ème des Championnats de France des 5 ans en 2017, s’est d’ailleurs qualifié pour la finale individuelle et finit à la 7ème place, décrochant plus de 74% dans la Kür. « Il a été mis au travail chez les Serre, et le cheval que Mathilde montait alors a du être arrêté. On l’a ré-équipée avec deux ou trois chevaux Massa pour qu’elle puisse perforer aux Europe. Je pense qu’elle s’entend parfaitement avec Caporal, qui est super gentil et top qualité, vraiment dressé pour faire Grand Prix. Mathilde monte d’autres chevaux à nous, ce qui lui offre la possibilité de faire des choix opportuns en fonction des échéances courues. Il est évident qu’elle sera cavalière de Grand Prix, incessamment sous peu… En fait, elle le déroule déjà avec les chevaux à la maison. Ce sont bien sûr Arnaud et Anne Sophie qui évaluent et décident de sa progression dans les épreuves. Ils privilégient la prise de bonne expérience, le fait qu’elle fasse ses armes pour servir sa compétitivité une fois en concours. »

Mathilde Juglaret & Caporal de Massa
© Equestrian News/Marion Poisson

Que peut-on alors souhaiter de plus à cet élevage, reconnu comme meilleur élevage de chevaux de dressage Français depuis plusieurs années déjà ?

« Pouvoir fournir à des tarifs abordables de bons 4 ans qui vont performer, et être de plus en plus représentés à Haut Niveau. Le cercle des propriétaires de chevaux Massa forme une grande famille. Quand vous avez un problème avec votre cheval, on vous arrange, sauf si c’est la cavalier qui est à l’origine du problème… Mais en cas d’incompatibilité, on compose ! Et pour nos rêves actuels… Les Jeux Olympiques demeurent, selon moi, la consécration majeure, en dressage d’autant plus. Une simple sélection est déjà une première médaille. La 2ème, c’est de figurer au Spécial. La 3è, c’est de monter la Kür… Et la 4è a trois couleur : bronze, argent ou or. Des chevaux Massa ont participé à trois JO, l’un d’entre eux a couru le spécial. Il y a 15 ans, on rêvait de médailles olympiques. Aujourd’hui, on a l’espoir concret de les remporter. »

Nous aimerions adresser un grand merci à Anne-Sophie de la Gatinais et Sylvain Massa pour le temps qu’ils ont consacré à cette interview et pour tous leurs efforts au quotidien.

© Propos recueillis par Mathilde Vial et retranscrits par Carla Vial.


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