Aller chercher un cheval au pré… quand t’es pas doué

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Bienvenue à toi, lecteur, dans notre nouvelle rubrique : “quand t’es pas doué.

Si tu es toi aussi un “pas doué”, ces articles sont pour t’aider à mieux vivre ta nullité dans les situation quotidiennes.

Si, au contraire, tu es assez doué pour surmonter ces petites épreuves de la vie de tout les jours, tu vas reconnaître dans ces articles tes amis, parents, collègues ou mêmes ennemis qui galèrent… pour rien.

Aujourd’hui, nouveau cheval de bataille : allez chercher Petit Tonnerre au pré. On pourrait croire que c’est aussi simple que ça en à l’air… mais ça se transforme souvent en course poursuite interminable.

Alors, pour les pas doués, voici le guide infaillible !

1. S’échauffer avec sérieux

Car qui dit course poursuite dit course, et qui dit course dit échauffement, si tu ne veux pas perdre un poumon au milieu du pré. On peut par exemple te proposer un petit footing des écuries à la porte du pré ou des montées de genoux sur barres au sol pour les plus sportifs. Allez, à petites foulées, une, deux, une, deux !

Voilà, vous êtes désormais prêt pour poursuivre Petit Tonnerre. Ah, mais on ne vous a pas prévenu : aussi échauffé et entraîné que vous soyez, un humain ne rattrapera jamais un poney qui ne veut pas travailler. Il va falloir user d’autres méthodes.

2. Se munir d’un seau de grains

…ou de quelque chose qui en imite le bruit. Ça peut également marcher avec un sac plastique, qui lui rappellera le contenant des carottes.

Bien que vicieuse, cette technique peut s’avérer très efficace quand Petit Tonnerre a décidé que son cerveau siégeait plutôt au fin fond de son estomac plutôt qu’entre ses deux grandes oreilles.

Et si vraiment ça ne marche pas… Il reste cette option.

Attention, si l’estomac sur pattes est fortement attiré par ces bruits de nourriture, il n’en reste pas moins malin : vous ne l’y reprendrez pas deux fois s’il se rend compte de la supercherie !

3. Cacher le licol

… et être le plus discret possible : même bien caché dans ton dos, le licol peut émettre des sons métalliques typiques qui ne tromperont pas longtemps celui qui te voit arriver dans son pré.

© Marie Oriol

Et alors là, même si c’est le nouveau licol en cuir que tu viens de lui acheter… tu peux te gratter.

4. Aller voir un autre cheval en premier, si possible

Car Petit Tonnerre est un adolescent en pleine crise, ce qui lui permet de developper un esprit de contradiction assez poussé. Si tu t’intéresses à lui, Ô malheureux, jamais tu ne l’approcheras. Par contre, si tu te diriges vers son rival, et qu’en plus tu sembles lui donner quelque chose à grignoter ou gratouiller son garrot, alors là : tu deviens la 8ème merveille du monde, juste derrière le phare d’Alexandrie.

5. L’habituer à aller le chercher pour “rien”

Pour rien, ou en tout cas pas pour travailler ! Car si Petit Tonnerre est si décidé à t’en faire baver pour l’attraper, c’est parce qu’il a associé facilement que tu venais pour monter – et ça, il y a des jours, il s’en passerait bien. Surtout avec le pas doué qu’il a sur le dos.

Alors, la prochaine fois, viens le chercher pour l’emmener brouter de l’herbe encore plus fraîche, ou faire une autre activité qui l’emballe. Plus tard, il se demandera à deux fois avant de te tourner le dos et de partir à fond quand tu te présentes à lui.

© Marie Oriol

6. Lui apprendre à venir quand tu siffles

Oups, on n’avait oublié : cet article est dédié aux pas doués ! On vise peut-être un peu trop haut là… Mais sait-on jamais : si tu en as l’occasion, essaie d’associer petit à petit un sifflement typique à ta présence et à une récompense.

Au bout de longs mois sans résultat… il se peut que Petit Tonnerre arrive au galop en t’entendant siffloter. Mais pour ça, il faut respecter le point numéro 5 !

7. Ne pas courir derrière lui

Il a déjà décidé pertinemment qu’il allait te mener la vie dure, et tu penses pouvoir le coincer au fond du pré ? Erreur. Car, en plus d’être mal luné, il va se sentir poursuivi : et les instincts de proie ne sont jamais bien loin.

C’est comme ça que tu veux qu’il te voit, tel un prédateur ? Pas sûr. Alors, évite de lui courir après : c’est vain et contre productif.

© Equestrian News/Amélie Berthenet

8. Arriver en face de lui

Car oui, on serait tentés à bien y penser d’arriver discrètement, entre deux brins d’herbe et bien cachés dans son angle mort. Gagné : tu lui as fait peur ! Si c’était le but, c’est drôlement réussi… mais ça ne l’était pas.

Alors bien sûr, si tu arrives face à lui, il a largement le temps de faire le choix de te rire au nez et de partir dans le sens opposé. Mais, au moins, il n’a pas été effrayé par ta présence. Encore une fois, la dernière chose qu’on souhaite, c’est d’être vu comme des prédateurs.

9. Brûler un cierge avant d’aller au centre équestre

Aux grands mots, les grands moyens : si Petit Tonnerre refuse catégoriquement de se laisser attraper, il faut faire appel à des “forces supérieures”.

On peut déjà t’entendre murmurer : “Ô, tout puissant, aies pitié de moi, de la boue jusqu’aux genoux, trois kilomètres à parcourir pour enfin apercevoir le groupe, et surement trois autres kilomètres à les suivre avant de les approcher. Même si je dois bien te faire rire là-haut, j’accepterais volonté ta merci.

10. Garder Petit Tonnerre au box

Ça, c’est la solution de facilité quand t’es pas doué ! Et on ne peut pas garantir que ce soit pour le mieux. Peut être une nuit de temps en temps, pour rendre les choses plus faciles le lendemain ? La veille des concours par exemple.

Parce que même quand c’est pour se détourner de nous, quel plaisir de voir notre cheval gambader !

Il a l’air heureux, non ? Et pour cause : il est en train de réfléchir à comment te semer la prochaine fois !
© Equestrian News/Clémence Chapelle

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